Mardi 8 avril 2008

Voilà c'est décidé, je m'y engage : ma zappette sera au repos pendant les Jeux Olympiques de Pékin. Ce sera une action simple toute personnelle mais à laquelle je tiens. Je suis confondue par la lâcheté ambiante - Kouchner en tête - et et celle de tous les sportifs qui se sont exprimés sur le sujet.

Car non, la démocratie ne peut, ne doit s'effacer devant le sport ! On me rétorquera que le "Sport" (ne surtout pas oublier la majuscule car mieux qu'une institution, c'est entrain de devenir une nouvelle sorte d'idole païenne - le Sport, disais-je avant d'être grossièrement interrompue par moi-même, est au-dessus de la politique ! Sans blague ??? Et depuis quand ??? Le sport est avant tout politique. S'il ne l'était pas, on supprimerait les minimas de qualification dans les disciplines sportives.

Or pour moi, dès qu'il y a classement, il y a politique. Serions nous tout à coup devenus amnésiques ??? Pas moi, en tout cas ! Curieux comme en 1980, on a accepté les boycott des Jeux par les américains. Peu ont alors poussé des cris d'offraie comme aujourd'hui. C'est sûr... C'étaient les américains. Peu de levées de boucliers lorsque les soviétiques rendront la pareille en 1984.

Et puis au final, de quoi parle-t-on vraiment ? On est très loin aujourd'hui de l'esprit de Pierre de Coubertin dont la grande devise était "L'important est de participer". On s'est et on se moque de cette phrase car elle a toujours était connotée de défaitisme mais moi, j'y vois pour ma part un sens nouveau : l'important est de participer avec honneur et pouvoir se regarder ensuite dans la glace en se disant "je n'ai pas volé cette victoire". Combien de sportifs actuels ou passés peuvent le dire ? Je ne pense pas qu'il soient très nombreux.

Combien de vies prématurément brisées à cause du dopage ? Combien de "décès maquillés"v pour dissimuler à tout prix ce que l'on pressent depuis déjà un certain temps ; c'est que l'on a atteint depuiis longtemps les limites humaines.

Seulement pourquoi sommes nous si peu à réagir : très simple : nous sommes dopés depuis de très longues années nous-mêmes. Dopés à la performance. Ils étaient fort peu en 80 à remettre en cause les performances de Jermila Kratoschpilova. Les mêmes s'extasiaient sur la très belle et très dopée Katrin Krabbe qui était sensée représenter - avec cinquante ans de retard la supériorité de la race aryenne sur les autres races.

Et nous - moi la première - avons tout avalé alors que la dame s'est tout de même faite pincée plusieurs fois avec les doigts dans le pot de confiture.  L'affaire Krabbe aurait dû nous rendre plus sage : que nenni ! Re belote avec Marion Jones, sans parler de Carl Lewis. Avec, dans le cas de Marion Jones, ce qui semble aujourd'hui très "tendance", la success story pour faire pleurer dans les chaumières.

Mais ces gens-là : peuvent-ils honnêtement se regarder dans le miroir sans vomir ? Je vois bien, moi, l'un des petits enfants de Carl Lewis lui dire froidement : "ben toi grand-père, t'es qu'un voleur !"  Comment réagira-t-il ?

Et puis, ne nous leurons pas un seul instant : la compétition n'a plus rien de sportive : car au travers des athlètes, se sont les grands laboratoires pharmaceutiques qui vont s'affronter avec pour rendre le cocktail un peu plus explosif "le savoir-faire" des anciens entraineurs de l'Est qui, eux, n'ont eu aucun problème de reconversion. La Chine s'est montrée très accueillante envers eux ! Je prédis beaucoup de spectaculaires médailles chinoises...

Et oui, malheureusement, nous n'en avons malheureusement pas fini avec les histoires de prédominance d'une nation sur une autre... Et même si je n'étais pas née en 1933, j'ai aujourd'hui l'opportunité - comme le fit jadis mon grand-père - de prendre position et j'en suis fière.

Tout comme je suis heureuse des difficultés rencontrées par la flamme lors de son passage à Londres et à Paris. Bravo Monsieur Robert Meynard. Car les autorités chinoises - il ne saurait être question d'étendre cette généralité à tout un peuple - ont montré de par leur attitude qu'elles méprisaient l'esprit olympique. Ce sont elles, et elles seules, qui ont sali le symbole de la flamme ET CERTAINEMENT PAS LES MANIFESTANTS comme je l'entends si crétinement dire !

Il vaudrait mieux, de toute façon, que le périple de la flamme s'arrête car elle ne pourra que salir durablement tous ceux qui l'ont tenue. Loin d'être la flamme de la Concorde, c'est hélas la flamme de la Honte comme ces jeux seront - j'en ai bien peur - ceux de la Honte.

Et comme je me refuse à donner la moindre caution morale à cet évènement, vu mon dégoût du sport, j'irais prendre, peut-être, un peu d'exercice !

Sophie MALCOR
8/4/08





par Sophie MALCOR publié dans : Journal communauté : Les trafiquants de neurones
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Mardi 25 mars 2008

Avant de "s'attaquer" aux romans, voici une mise en bouche de 2004.

Un petit aperçu d'abord :

 

Le Brésil comme aphrodisiaque

 

 

 

S

ur son chemin, il y avait un pont. Un pont en bois, vermoulu par le temps, couvert de moisissure. L’homme le prenait chaque matin ainsi que chaque soir. Il s’appelait Eric. Et Eric n’était pas heureux. En ménage, d’abord, avec une femme qui avait perdu très tôt ces attraits qui lui avait fait demander sa main et une fille, en pleine adolescence, ressemblant de plus en plus à sa mère.

 

          Au travail ensuite – c’était un modeste employé à qui, on pouvait en être sûr, une belle promotion ne serait jamais offerte. Elles avaient même la propension assez désagréable de lui passer sous le nez, situation qui le rendait chaque jour plus morose.

 

          Il aurait dû pourtant se faire une raison depuis longtemps mais, au fond de lui, une infime parcelle refusait d’abdiquer. Sans doute un reste de rébellion qui refusait de s’éteindre ; exactement comme Morisseau.

La suite en appuyant sur ce lien :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/88/72/28/Le-Br-sil-comme-aphrodisiaque.pdf

Bonne Lecture


Sophie

par Sophie MALCOR publié dans : Les Nouvelles communauté : Les trafiquants de neurones
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Lundi 24 mars 2008

Bienvenue sur ce blog qui n'a pas d'autre ambition que de vous faire partager la plus grande passion de ma vie : l'écriture. Même si je n'ai que quarante années au compteur, ce qui pour certains ne représente pas encore une très longue existence, ma vie d'écrivain a commencée il y a au moins trente ans.

Comment cette passion m'est-elle venue ? Comment suis-je venue allonger la très longue file de ceux qui tentent d'aligner les lignes comme d'autres allongent sans fatigue les kilomètres ?

A cela trois raisons majeures : une enfance pas franchement amusante pour faire court ; une imagination sans bride qui fait tomber tous les murs, visibles ou invisibles, et enfin une machine à écrire électrique super moderne (pour l'époque) traitée comme une vache sacrée qu'il ne fallait surtout pas toucher... et dont je mourrais de faire ma chose.

Alors, me voici soulevant la protection en plastique qui prend déjà la poussière, poussant l'interrupteur. Un bruit métallique me surprend - pas question d'être vue parce que sinon... Je m'amuse ; je tape n'importe quoi, fascinée par la vitesse des caractères imprimés sur le papier. Je sens un monde fascinant à portée de mes doigts...

Puis, des machines plus imposantes arrivent : des ordinateurs : mon père en est chaque fois plus fier. Toujours le nec plus ultra de la technique. Sans qu'il le sache car je me garde bien de le lui dire - parce que, de toute façon, je ne dis jamais grand-chose - je partage sa fascination. Du moins pour une toute petite partie : un logiciel fascinant qui s'appelle "Word".

Mon père, m'installe devant la merveille. J'inscris mes premières phrases, des bouts de récits. Naturellement, je ne tiens pas la distance car cela, c'est venu beaucoup plus tard. Qu'ai-je bien pu écrire ? Malgré ma mémoire, j'avoue sans aucune honte que je m'en souviens plus ! En revanche la sensation d'une liberté nouvelle m'est restée.

Passons quelques années et je me retrouve à la toute fin du collège dont je ne garde pas franchement un bon souvenir. De toute façon, souvenir est même un bien grand mot puisque j'ai surtout eu l'impression très forte de traverser un brouillard très épais.

Mais inutile de faire pleurer Margot - chacun son pain noir même si certains en mangent plus que d'autres - vous me retrouvez au collège, prête à faire un nouveau saut dans cet inconnu que je déteste. Mais cette fois, je n'ai pas peur ; je ne pleure pas.

Pourquoi vous parler longuement de cela ? Parce que je sais que c'est là qu'est né l'écrivain qui sommeillait en moi. J'ai construit mon premier vrai récit : imaginant enfin un début, un milieu et une fin et une durée. Il y avait un titre "Une semaine de vacances". Je sais : pas très original ! Et alors ? Cela a en fait très peu d'importance !

En revanche, encore aujourd'hui, je me souviens encore très bien de mon projet : un récit futuriste. Un héros -Niklas- vivant dans un monde régit par un ordinateur central - Z412.  Niklas a un ordinateur personnel : O2 sans lequel il ne peut vivre. Toute la vie dépend de circuits électroniques ultra sophistiqués et dont l'énergie est le maillon essentiel. Une panne de courant survient et Niklas découvre la liberté qui durera une semaine.

Si je reste fidèle à mon état d'esprit de l'époque, le récit ne pouvait pas bien se finir : père et fils réunis se suicidaient, ne supportant pas le retour à la normale (à l'anormale ?).

Je n'ai pas fini ce récit mais il est fondamental car il m'a appris la construction. Et j'ai repris plus tard l'idée du récit se déroulant sur une semaine (et je l'ai terminé celui-là !).

Passons les années de lycée - qui elles en revanche me plurent beaucoup. Je pus m'ouvrir un peu de certaines choses et j'avais vraiment le sentiment de vivre une vraie aventure. D'abord, le lycée était immense et... trop petit !!! Cours six jours sur sept (et oui !). Mais bon, j'étais loin d'être malheureuse. Notre classe de seconde était très étrange : nous mîmes bien un bon trimestre à nous connaître, créant une totale absence de réaction. Notre "calme" fut qualifié de "malsain" par nos profs. (Oui, je sais, cela ferait beaucoup rire aujourd'hui mais c'est authentique !). Mal leur en prit car les 2 autres trimestres furent une toute autre histoire : nous nous sommes réveillés !

Quel rapport avec ma vie d'écrivain me direz-vous ? A vrai dire pas grand chose ! J'étais plus occupée à lire - même et surtout en cours - c'est ainsi que j'ai dévoré Jane Eyre de Charlotte Brontë en cours de français - tout en écoutant parfaitement ce qui se disait autour, intervenant au besoin - et à dessiner des vêtements (occupation idéale en cours de philo !).

En revanche un évènement déterminant intervint en première : mon premier voyage à l'étranger (je pense que je n'en reviens toujours pas aujourd'hui ! ). Je fus autorisée à me rendre à Berlin avec ma classe (car j'ai oublié de mentionner que je faisais allemand première langue. Nous étions en 1987... et le mur était toujours debout ! J'avais dix-neuf ans, l'âge de comprendre et de profiter... Et je peux dire sans honte que j'en ai profité. J'ai eu mes deux premières semaines de vraies vacances et l'esprit transformé, j'ai pu reprendre le fil de ce qui était alors vie.

Sautons les années et les épreuves avec cette légèreté de danseurs de parquet et retrouvons nous à Londres où je suis très heureuse. Je suis libre et les weeks ends m'appartiennent ! Pour la première fois, j'ai un peu d'argent, je vis dans un magnifique quartier - Knightsbridge. J'observe le défilé incessant des Rolls, Bentley et autres Jaguars. Je fais mes courses chez Harrod's (le rayon alimentaire est sublime ; et en bonne française, j'y achète mes croissants...) Je découvre ce qu'est le bon thé et surtout comment le préparer - ou du moins comment je l'apprécie le mieux... c'est à dire pas très fort et pas brûlant.

Hyde Park est à cinq minutes... Le tour de la Serpentine est ma promenade favorite. Je me sens bien. Ma soeur me rend visite et je l'emmène chez Harrods... rayon des chaussures et c'est l'occasion d'une des plus belles crises de fou rire que nous ayons eu ensemble.

Londres aura toujours une résonnance particulière dans mon coeur. Et pas seulement parce que j'y ai vécu un exil choisi. J'ai eu le sentiment très net que les choses prenaient une autre dimension et je suis parvenue à prendre un peu de distance et certaines plaies n'étaient plus si insoutenables. L'anglais s'est imposé à moi en douceur, de manière insidieuse. En quelques mois j'ai "rattrapé" les six annnées perdues à étudier on peut se demander quoi. 

Pour être franche, je pensais en avoir fini avec l'anglais avec l'épreuve du bac où heureusement - l'ayant mis en option - il ne me "coûta" rien. Je m'en réjouis même ! Comme quoi, j'aurais certainement mieux fait de me taire ce jour-là !

Mais, cher visiteur, je te sens bouillir car tu me sens bien éloignée de mon propos ! Eh bien
: que nenni ! Je n'ai jamais été aussi proche de te révéler le pourquoi et le comment de mon propos.

J'apprends donc l'anglais et chaque jour faisant... mon français écrit décline ! Et cela je ne peux l'accepter. Alors, confortablement installée dans le living-room, sur la table ronde en verre, une liasse de papier ligné, je me mets à écrire ! Mon idée est là et je veux la concrétiser en mots, en pages. Je me penche, le stylo court, sans beaucoup hésiter, l'orthographe aux orties. Je me libère. Les scènes se succèdent dans mon esprit et je sais où je vais ; j'entrevois le but. De deux personnages bien définis, d'autres s'ajoutent, je tisse mon ouvrage, ma chose. Le temps court aussi.

Au final 150 pages manucrites et "Le Dégusteur de Minutes" est né, récit que je chéris encore aujourd'hui.  Sans doute te le ferai-je partager.

Mais voilà comment tout a commencé.

Aujourd'hui, la soif d'écrire est intacte même si c'est en dillettante. Mais il n'y a aucun "passage à vide". Je vais à mon rythme, l'écriture ne peut, ne doit jamais être forcée. C'est mon plaisir solitaire. Je ne montre que ce que je veux bien montrer. Je ne suis pas ambitieuse et ne chasse pas les récompenses. J'écris aujourdh'ui comme hier pour faire tomber les murs toujours plus hauts et si visibles. C'est mon coin de ciel bleu à moi, j'écris mes rêves.
 
En revanche, je renonce pleinement à me trouver un éditeur. Cet horizon est trop bouché et le dernier envoi m'a rendu malade. Mon nom n'est pas connu.  Mais dois-je "prendre mes enfants et les noyer, juste là où la Seine rejoint Aubervilliers" : certainement pas ! Tout cela n'est peut-être, au fond, pas si sérieux, mais je n'irais pas me coucher !

Je préfère le contact direct et puisque cette société ne veut pas prendre de risque, au moins n'en ferais-je prendre à personne. Alors lisez-moi, à travers cet écran qui, je vous le jure, ne sera jamais froid !

Sophie MALCOR
24 mars 2008


par Sophie MALCOR publié dans : Bienvenue communauté : Les trafiquants de neurones
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Lundi 24 mars 2008

Voici une nouvelle "à tiroirs" dont j'ai eu envie de faire revenir les protagonistes "en deuxième semaine". Elle se passe dans les années 30, époque que j'aurais aimé vivre...

Pour lire : appuyer sur le lien ci-dessous :

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/88/72/28/Paresse.pdf

Bonne lecture

par Sophie MALCOR publié dans : Les Nouvelles à tiroirs communauté : Les trafiquants de neurones
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